La vengeance de Voldemort
Deux jours s’étaient
écoulés depuis la sélection des équipes. Ce matin-là, les élèves de Gryffondor
se levèrent dès l’aurore.
“Vous êtes bien matinal, ce matin !” s’exclama la Grosse
Dame, d’une voix ensommeillée, quand Ron, Harry et Hermione, accompagnés des
jumeaux et Lee, quittèrent la Salle Commune.
Lorsqu’ils poussèrent la porte de la Grande Salle, seuls
quelques rares élèves étaient déjà attablés. S’asseyant à leur table, ils
déjeunèrent rapidement. Les autres élèves apparurent un peu plus tard, dans un
brouhaha infernal.
La plupart des Serpentard, quand à eux, n’apparurent que
deux heures plus tard, mais, curieusement, Crabbe et Goyle étaient venus sans
Malefoy.
“- Eh, Malefoy, n’est pas là ! s’exclama Ron.
- Et pourtant ses
deux Cerbères sont là ! ajouta Hermione. Qu’est-ce qui a pu lui arriver ?
- J’en sais rien,
et je ne veux même pas le savoir !” répliqua Harry.
La porte de la Grande Salle s’ouvrit alors. Tous les élèves
tournèrent la tête vers l’arrivant. Un silence étonné, de courte durée,
s’installa dans la salle, bientôt suivis par un éclat de rire général, des
Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle. Malgré l’écharpe qu’il s’était enroulé
sur la tête, tout le monde avait reconnu Malefoy, malgré son air de momie
endimanché.
“- Eh, Malefoy ! Le carnaval, c’est pas aujourd’hui ! lui
lança un élève de Poufsouffle.
- Malefoy,
arrêtez votre numéro !” lui ordonna le professeur McGonagall qui, ayant quittée
la table des professeurs (où Rogue paraissait un peu perplexe), le rattrapa au
milieu de la pièce.
Le silence retomba sur les élèves. McGonagall, devant le
refus d’obéir de Malefoy, furieuse, ôta elle même l’écharpe, manquant de peu
(ce qui était bien dommage, comme le remarquèrent les jumeaux) de lui arracher
la tête, en même temps que l’écharpe. Tout le monde fixa Malefoy avec des yeux
ronds, pendant quelques secondes. Puis, les élèves n’y tenant plus, furent pris
d’un fou rire, devant le visage bariolé de Malefoy, qui rougissait de honte et
de colère, ce qui n’arrangeait pas son état général.
“Malefoy, vous n’avez pas honte ! s’indigna le professeur
McGonagall. Allez enlevez ça, tout de suite ! Vous ne reviendrez pas tant que
vous n’aurez pas enlevé la moindre trace de cette peinture ! Et j’enlève vingt
points à Serpentard !” ajouta-t-elle en le poussant vers la porte.
“- Vous avez vu sa tête ? s’écria Ron, en essayant de
reprendre son sérieux, lorsque la porte se fut refermée sur Malefoy et
McGonagall.
- Oui, mais il
risque d’y avoir des effets secondaires ! remarqua Hermione, calmant ainsi
l’euphorie des jumeaux, Ron, Lee et Harry.
- Que veux-tu
dire par là ? s’inquiéta Harry.
- Drago est le
fils d’un Mangemort très proche de Vous-Savez-Qui ! Et il pourrait y avoir des
représailles !
- Ca m’étonnerai
! répliqua Lee, en riant. Tu-Sais-Qui ne débarquerai quand même pas à Poudlard,
rien que pour une plaisanterie de ce genre !
- Je n’ai pas dis
ça ! Mais...!”
Hermione fut interrompu par l’arrivée des hiboux dans la
Grande Salle. L’un d’eux déposa devant Hermione, un exemplaire de la Gazette du
Sorcier. Celle-ci le prit et y jeta un coup d’œil sur la première page.
“- Oh non ! s’exclama-t-elle.
- Quoi, oh non ?
s’inquiétèrent les autres.
- Azkaban a été
ouverte hier ! Tous les Mangemorts détenus là-bas ont été libérés et les
Détraqueurs se sont alliés à Vous-Savez-Qui !
- Dumbledore
avait pourtant prévenu Fudge ! soupira Harry. Mais Fudge n’a rien voulut
entendre et voilà le résultat !
- Maintenant, il
est trop tard pour faire quoi que se soit ! remarqua Ron.
- Harry, je
pourrai te voir deux minutes ? demanda alors le professeur Dumbledore, en
passant, à ce moment-là, derrière leur table. Vous pouvez venir aussi !”
ajouta-t-il à l’adresse de Ron et Hermione.
Les trois élèves se levèrent et suivirent Dumbledore qui
les emmena dans le Parc, derrière le stade de Quidditch. Là, Harry, Ron et
Hermione s’arrêtèrent, surpris, en apercevant une créature mi aigle-mi cheval,
un hippogriffe gris clair, que tous trois connaissaient bien.
“- Buck ? s’étonna Harry. Qu’est-ce qu’il fait là ?
- Je n’en sais
rien ! Je l’ai vu hier soir, alors que je revenais de chez Hagrid ! répondit
Dumbledore.
- Eh, il a un
message ! s’exclama Hermione en désignant une des pattes dépareillées du
l’animal, qui s’agita en les apercevant.
- Attendez ! Je
vois le récupérer !” décida Harry, en s’approchant de l’animal.
S’étant arrêté à quelques pas de Buck, Harry le fixa,
sans ciller, puis le salua. Presque aussitôt, Buck s’inclina à son tour et
laissa Harry le caresser. Celui-ci, récupéra rapidement le parchemin et revint
vers les autres.
“- Professeur ! Que comptez-vous faire de lui ? demanda
Hermione, en désignant Buck.
- Je ne sais pas
! Le mieux serait qu’il reparte, mais je crois qu’il va devoir rester ici !
Personne ne vient dans ce coin, excepté Hagrid. Mais je devrais le convaincre
de ne pas y aller ! Il ne faut pas que quiconque découvre cet hippogriffe, qui
est supposé être en fuite. Ne le dites à personne !
- C’est pour
vous, professeur ! lança Harry en lui tendant le parchemin. On ne dira rien à
personne ! ajouta-t-il.
- Bon, assez
traîner ! Vous feriez bien de remonter au château !
- Oui ! acquiesça
Hermione. Professeur, est-ce que le fait que Azkaban ait été ouvert, aide la
réalisation du plan de Vous-Savez-Qui ?
- Une grande
partie des détenus étaient des Mangemorts fidèles qui vont s’empresser de le
rejoindre, et tout faire pour le satisfaire !
- Et que pense
Fudge de tout ça ? demanda Ron, alors qu’ils remontaient vers le château.
- Il a finalement
accepté le retour de Voldemort ! Mais il est trop tard ! Si Cornélius avait été
moins borné, on aurait peut-être pu faire quelque chose, mais...!
s’interrompit-il en arrivant devant la porte d’entrée du château. Allez,
retournez dans votre Salle Commune, tous les trois ! Et au fait, Monsieur
Weasley, dites à vos deux frères d’éviter les blagues de ce genre sur Monsieur
Malefoy ! ajouta-t-il en retournant dans le Parc, vers la cabane de Hagrid,
cette fois.
- Comment il sait
ça ? s’étonna Ron.
- Va savoir !
répondit Hermione. Allez, on retourne à notre tour. Comme ça, on pourra faire
nos devoirs.
- Hermione ! Toi,
tu feras tes devoirs et nous, on fera autre chose ! Harry ça te dit une partie
d’échec façon sorcier ?
- Pourquoi pas !
Mais cette fois, on prend mon jeu !” accepta Harry.
- Ok ! Mais je
parie que je te bat quand même ! répliqua Ron en déboulant dans le hall.
- Tu veux parier
? le provoqua Harry.
- Ca m’étonnerai
que tu me battes ! lança Ron, en se tournant vers Harry.
- C’est à voir !
Oh non ! Ron, attention à...!” s’interrompit Harry.
SPLATCH !!!!
Un ballon remplit
d’eau éclata sur la tête de Ron qui, dégoulinant, se mit à pester. Levant la
tête, il eut juste le temps d’éviter un autre projectile.
“- Peeves ! Arrête ça, tu m’entends ! cria-t-il au petit
fantôme caquetant qui ricanait malicieusement, s’apprêtant à lancer un autre de
ses projectiles.
- Peeves, si tu
continues, j’appelle le Baron Sanglant !” le menaça Ron.
Le Baron Sanglant, le fantôme de Serpentard, était le
seul à qui Peeves obéissait. L’esprit frappeur du château s’immobilisa soudain.
Mais, ne pouvant résister à la tentation, il lâcha son projectile, avant de
s’enfuir. Ron ne put éviter le ballon qui, malheureusement, n’était pas, comme
les précédents, remplit d’eau, mais de...farine. Si bien que Ron s’en retrouva
bientôt couvert.
“- Peeves, tu me le payera ! râla Ron. J’parie qu’il est
allé voler ça à la cuisine !
- Ron, calme-toi
! lui conseilla Harry. Tu ferai bien d’aller te changer avant qu’un Serpentard
ou Rusard ne te voit dans cet état !”
Argus Rusard, le concierge de l’école, était un Cracmol,
un sorcier raté et hargneux, qui était sans pitié avec les élèves et Peeves.
“Tu as raison, Harry ! Sauf que Malefoy n’a rien a me
dire, vu la manière dont il s’est ridiculisé au repas !” lança-t-il en montant
l’escalier de marbre.
“- Faites ce que vous voulez, mais moi, je reste dans la
Salle Commune ! lança Hermione, tandis que Ron et Harry gagnaient leur dortoir.
- Tiens, tu as
croisé Peeves, à ce que je vois ! se moqua Fred, en les croisant dans
l’escalier en colimaçon.
- Qu’est-ce qui
te fais dire ça ? rétorqua Ron.
- Ben, c’est pas
le genre de Malefoy d’utiliser de la farine, mais Peeves, oui ! observa Fred.
En plus, les Elfes de la cuisine nous ont dit que Peeves leur en avait
“emprunter” une belle quantité ! Vous feriez bien d’aller y jeter un coup d’œil
: ils ont préparés pleins de pâtisseries pour ce soir ! ajouta-t-il en
poursuivant son chemin.
- On y va ?
demanda Ron à Harry.
- Change-toi
d’abord, gros gourmand !” lui conseilla Harry, en pénétrant dans leur dortoir.
Après que Ron se soit changé, ils descendirent tous les
deux, traversèrent la Salle Commune en évitant Hermione, absorbée dans une
quelconque lecture, et sortirent de la tour de Gryffondor. Arrivés dans le hall,
il prirent un sombre souterrain qui les amena devant un tableau représentant
une coupe de fruits. Ayant chatouillés une grosse poire verte de la peinture,
une porte s’ouvrit, libérant l’accès à la cuisine.
“Harry Potter ! Monsieur ! Et son
Whisky !” s’exclama un Elfe, Dobby, en les apercevant.
Dobby, un des Elfes de Maisons, avait une grande
admiration pour Harry, surtout depuis le jour où il l’avait libéré des Malefoy,
la famille pour laquelle l’Elfe travaillait. Dobby était très particulier. En effet,
contrairement aux autres Elfes, il était fier d’être libre, et payé. C’est
pourquoi, contrairement aux autres Elfes travaillant à Poudlard, Dobby n’était
pas vêtu d’une simple toge. En fait, Dobby avait longtemps erré, à la recherche
d’un travail, et avait finit à Poudlard, où Dumbledore avait accepté de le
payer pour son travail et de lui donner des congés, au grand bonheur de Dobby.
Si bien que l’Elfe portait un ensemble, disparate, de vêtements : un pull
violet, une chaussette verte, et l’autre jaune, une cravate à pois, un short à
fleur, et une casquette jaune fluo dans laquelle il avait fait deux trous pour
y passer ses longues oreilles pointues, semblables à celles des chauve-souris.
Ses grands yeux verts brillaient de contentement. Les Elfes de Maison,
créatures au potentiel magique impressionnant et serviles, travaillaient
fébrilement pour préparer le déjeuner. Mais, ils s’interrompaient au passage
des deux amis, pour les saluer et leur proposer différents aliments.
“- Salut Dobby ! Et c’est Ron, pas Whisky !
- Whisky ?
s’étonna Ron.
- C’est comme ça
que Dobby te surnomme ! expliqua simplement Harry.
- Ah ! Alors,
Dobby, à ce que je vois, mon cadeau te plait ! lança Ron, en désignant le pull
que portait l’Elfe et qu’il lui avait offert, l’année précédente.
- Oui, Monsieur !
couina l’Elfe. Dobby est très heureux de vous voir ici !
- Alors, Dobby,
tu profites toujours de ta liberté ? lui demanda Ron.
- Oui ! Et Winky
l’a enfin acceptée, elle aussi ! Elle a demandé au professeur Dumbledore de
porter la tenue de Poudlard.” ajouta-t-il en désignant une autre Elfe de Maison
qui rassemblait des pâtisseries dans un grand plat.
Elle portait, comme les autres, une toge aux armes de
Poudlard.
“- C’est bientôt l’heure du repas ! avertit l’un des
Elfes.
- Bon, dans ce
cas, on ne va pas vous déranger plus longtemps ! suggéra alors Harry. Dobby,
viens me voir quand tu veux, d’accord ?
- Oui, Monsieur !
répondit l’Elfe. Dobby est content que vous soyez venu le voir, Monsieur !”
ajouta Dobby en les raccompagnant vers la sortie.
Revenu devant le tableau de la coupe de fruits, Ron prit
une des pâtisseries que l’un des Elfes leur avaient offertes.
“Ils
sont très sympas ses Elfes ! J’espère qu’Hermione ne va pas recommencer avec sa
S.A.L.E. ! Les Elfes aiment travailler !” lança Ron, alors qu’ils se
dirigeaient vers la Grande Salle, en finissant leurs dernières pâtisseries.
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